Spectacle sur le Harcèlement Scolaire : sensibiliser les enfants avec le théâtre et la musique

Chaque rentrée, des milliers d’élèves font face au harcèlement à l’école. 1 enfant sur 10 en est victime selon le ministère de l’Éducation nationale. La plupart n’en parlent pas. Pas par manque de mots, mais parce que personne n’a encore trouvé les bons pour eux.

C’est exactement ce que fait Roberdam sur scène depuis plus de 20 ans.

Son spectacle musical La Drôle de Vie de Léonard Celé aborde le harcèlement scolaire par le théâtre, la musique et la magie – avec des personnages dans lesquels les enfants se reconnaissent immédiatement, des situations qu’ils connaissent, et des pistes concrètes pour agir différemment.

 


Un spectacle musical pour aborder le harcèlement avec les enfants

Synopsis : quand Léonard rencontre Hector TUR et Clara HAHA

Tout allait bien pour Léonard Celé. Jongleur distrait, rêveur, un peu dans la lune – il traversait l’école sans histoire. Jusqu’à cette rentrée.

Il croise Hector TUR : agressif en surface, mais avec un cœur qu’il cache soigneusement sous une carapace. Et Clara HAHA, élève brillante et populaire, meilleure amie d’Hector. Léonard ne comprend pas ce qui lui arrive. Les moqueries s’accumulent, les bleus aussi. Un matin, les choses vont trop loin.

C’est là que Clara bascule. Grâce à elle, grâce au directeur, grâce à des conversations que les enfants ne savent pas toujours avoir seuls, la situation évolue. Et Léonard apprend à jongler avec autre chose que ses balles.

Ce qui frappe dans ce spectacle, c’est qu’il ne présente pas le harcèlement comme une affaire de méchants et de gentils. Hector n’est pas un monstre – il souffre aussi, différemment. Cette nuance-là, les enfants la comprennent très bien. Et c’est elle qui ouvre la conversation après la représentation.

Un seul-en-scène qui incarne plusieurs points de vue

Roberdam joue seul. Il incarne Léonard, Hector, Clara, le directeur – en passant d’un personnage à l’autre avec une précision qui tient les enfants en haleine du début à la fin.

Ce format dit beaucoup : un seul acteur qui donne corps à tous les rôles, c’est une façon de montrer que chacun peut se retrouver de chaque côté. Victime, harceleur, témoin silencieux, adulte qui ne voit pas – le spectacle ne pointe personne du doigt. Il montre comment une situation peut se retourner quand quelqu’un décide de ne plus se taire.

 


Pourquoi le théâtre est un outil efficace pour parler du harcèlement scolaire

Le harcèlement scolaire en France : ce que disent les chiffres

En France, entre 700 000 et 1 million d’élèves sont victimes de harcèlement chaque année à l’école primaire et au collège. Le harcèlement commence souvent dès le CE2 ou le CM1 – avant même que les enfants aient les mots pour le nommer.

Les enquêtes du ministère de l’Éducation nationale montrent que la prise de parole est rare : la plupart des élèves victimes n’en parlent ni à leurs parents ni à un adulte de l’établissement. La honte, la peur d’aggraver la situation et l’impression que personne ne peut vraiment changer les choses sont les freins les plus souvent cités.

C’est précisément là qu’un spectacle bien construit peut faire quelque chose qu’une heure de prévention en classe fait difficilement : créer une émotion collective, et à partir de là, une parole collective.

L’identification aux personnages ouvre la parole

Quand un enfant reconnaît dans Léonard ce qu’il vit ou ce qu’il a peur de vivre, quelque chose se déplace. La fiction crée une distance qui rend le sujet supportable. Elle donne un vocabulaire – des situations, des noms, des scènes – auxquels on peut se référer après coup.

Les enseignants qui font venir ce spectacle dans leur classe le constatent : après la représentation, les enfants parlent. Pas tous, pas tout de suite, mais le silence se fissure. Des élèves qui n’avaient jamais rien dit reviennent vers leur professeur une heure, un jour, une semaine plus tard.

Des pistes de réflexion intégrées au récit

La Drôle de Vie de Léonard Celé ne se contente pas de mettre le problème sur scène. Il montre des sorties. Clara qui change de camp. Le directeur qui prend le temps d’écouter. Léonard qui trouve des mots là où il n’en avait pas.

Ces éléments sont importants pour des enfants. Voir que la situation peut évoluer, que des adultes peuvent intervenir, que le harceleur lui-même a une histoire – ce n’est pas du tout la même chose que d’entendre une règle abstraite sur le respect d’autrui.

 


Un spectacle adapté à chaque âge et chaque contexte scolaire

Version primaire : à partir de 6 ans (CP au CM2)

Pour les plus jeunes, le spectacle s’adapte. Le langage est plus accessible, les situations plus proches de ce que vivent les enfants à l’école primaire – moqueries dans la cour, mise à l’écart, blagues qui font mal. L’humour est plus présent, la résolution plus lisible.

Cette version fonctionne bien dès le CE1, mais c’est souvent à partir du CE2 que les enfants sont les plus réceptifs : ils ont déjà vécu ou observé des situations de ce type, et ils ont l’âge pour en parler en classe.

Version collège : pour les 11-15 ans

La version collège va plus loin dans la complexité. Les mécanismes de groupe, la pression sociale, le rôle ambigu des témoins, la difficulté de se désolidariser – tout cela est traité avec plus de profondeur. La figure d’Hector y prend plus d’épaisseur.

Cette version est disponible sur Pass Culture, ce qui simplifie considérablement la démarche administrative pour les établissements scolaires.

Un spectacle qui s’adapte à votre espace

La Drôle de Vie de Léonard Celé se joue aussi bien dans un théâtre que dans une salle de classe, un préau, un centre culturel ou une médiathèque. La fiche technique est disponible en téléchargement sur le site – elle détaille les conditions d’accueil, les besoins en son et lumière, la jauge.

Durée : 50 minutes. Public : à partir de 6 ans. Lieux : écoles, collèges, centres sociaux, médiathèques, théâtres, salles municipales, festivals.

 


Roberdam : l’artiste derrière le spectacle

Auteur, comédien, musicien

Roberdam n’est pas venu au spectacle jeune public par hasard. Depuis plus de 20 ans et plus de 2 500 représentations, il a construit une façon de travailler qui part toujours du même endroit : les sujets dont on parle peu, ceux qui restent dans la gorge.

Harcèlement scolaire, gestion des émotions, différence, lien intergénérationnel, écologie – chaque spectacle de La Belle Émotion prend un sujet difficile et cherche comment le rendre accessible sans le vider de sa substance. La musique live est au cœur de cette approche : elle porte les émotions là où les mots arrivent parfois trop tard.

Roberdam écrit, compose et joue. Le résultat, ce n’est pas un spectacle de sensibilisation avec des messages à retenir. C’est une histoire, avec des personnages qui existent vraiment le temps d’une heure – et qui continuent d’exister dans la tête des enfants après.

La Belle Émotion : un label qui travaille sur les sujets qui comptent

La Belle Émotion est un label de création de spectacles musicaux fondé par Roberdam. Tous les spectacles du label abordent des thèmes liés à la vie intérieure des enfants et des adolescents : les émotions, la différence, la relation aux autres, l’environnement.

La Drôle de Vie de Léonard Celé s’inscrit dans cette continuité. Ce n’est pas un spectacle isolé – c’est un projet artistique cohérent, pensé pour le long terme, avec des versions évolutives et un suivi pédagogique possible.

 


Ce que les équipes pédagogiques disent du spectacle

Les retours des enseignants et des directeurs d’établissements qui ont fait venir le spectacle convergent sur deux points.

D’abord, la qualité de l’attention des enfants pendant la représentation. Même les classes difficiles à tenir restent concentrées du début à la fin – le rythme, les changements de personnages, la musique maintiennent une tension narrative qui fonctionne.

Ensuite, ce qui se passe après. La représentation ouvre une conversation que beaucoup d’enseignants n’arrivent pas à provoquer autrement. Des élèves qui n’avaient jamais rien dit sur leur vécu prennent la parole. Des situations que l’équipe pédagogique ignorait remontent à la surface.

Des ateliers pour aller plus loin en classe

La Belle Émotion propose des ateliers complémentaires au spectacle : résidences de création, ateliers d’écriture, séances de travail autour des thèmes abordés. Ces formats permettent de prolonger la dynamique ouverte par la représentation, sur plusieurs séances et avec un ancrage dans la réalité de la classe.

Ces interventions sont construites avec les participants – ce ne sont pas des modules clé en main appliqués partout de la même façon.

 


Comment réserver le spectacle sur le harcèlement scolaire pour votre établissement

Pass Culture : une démarche simplifiée pour les établissements scolaires

Le spectacle est disponible via le Pass Culture, ce qui permet aux établissements scolaires de financer tout ou partie de la représentation sans démarche complexe. Les collèges en particulier peuvent utiliser cette voie pour des représentations collectives.

Informations pratiques

  • Durée : 50 minutes
  • Public : à partir de 6 ans (version primaire) / 11-15 ans (version collège)
  • Jauge : adaptable selon l’espace disponible
  • Disponible en salle comme en milieu scolaire
  • Dossier de presse et fiche technique téléchargeables sur le site

    Contacter Roberdam et La Belle Émotion

Pour connaître les disponibilités, discuter d’un projet de résidence ou organiser une représentation dans votre établissement, l’équipe de La Belle Émotion répond directement via le formulaire de contact ou par téléphone.

Le calendrier se remplit tôt dans l’année scolaire – si vous envisagez une représentation pour votre école ou votre collège, il vaut mieux prendre contact avant les vacances de la Toussaint pour les dates du deuxième ou troisième trimestre.

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Date de la dernière modification : 03/05/2026
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